L’Eglise anglicane a récemment annoncé avoir acquis pour plus de 70.000 livres (93.332 euros) la seule copie existante du document signé par la reine Elizabeth I qui a entraîné l’exécution de Marie Stuart reine d’Ecosse en 1587.
Héroïne romantique au sort tragique, emprisonnée et exécutée en 1589 du fait de son affrontement avec sa cousine pour ses prétentions au trône d’Angleterre, une grande partie de la popularité de Marie Stuart lui vient aussi de sa réputation, acquise en France, de culture, de beauté et de goût.
Richard Palmer, le responsable de la bibliothèque de Lambeth palace, résidence officielle à Londres de l’archevêque de Canterbury, chef de l’Eglise anglicane s’est déclarée « ravie d’avoir joué un rôle pour sauver ce document pour la nation ».
En novembre dernier, la secrétaire d’Etat à la Culture Margaret Hodge avait émis une interdiction temporaire de transfert à l’étranger pour tenter de trouver un acquéreur britannique et éviter que ce document historique ne quitte le pays. Grâce à des dons, la bibliothèque de Lambeth palace a pu réunir les fonds nécessaires et s’est portée acquéreur du mandat pour 72.485,50 livres (96.646 euros).
Reine d’Ecosse et éphémère reine de France, Marie Stuart (1542-1587) fut assignée à résidence pendant 19 ans avant d’être décapitée le 8 février 1587 sur les ordres de sa rivale Elizabeth. Cet épisode de l’histoire a marqué durablement les mémoires.
Si Elizabeth avait signé le mandat, elle avait affirmé après l’annonce de la mort de sa cousine ne pas avoir donné l’ordre de le mettre en oeuvre. L’original du mandat a disparu à cette époque, a expliqué Lambeth palace.