Les amateurs d’anatomie parisiens ont dû se délecter devant la vente aux enchères qui a eu lieu lundi en début d’après midi rue Drouot et dont l’entrée était libre. Elle était composée de pas moins de 226 lots d’exception regroupés en un thème rarement vu lors de vente aux enchères : « histoire naturelle, minéraux, objets de curiosité, éléments décoratifs, sculptures ».
« Le centre d’intérêt de cette séance est constitué par un ensemble d’écorchés anatomiques en papier mâché polychrome par le Docteur Louis Thomas Jérôme Auzoux (1797-1880) dont un d’œuf de poule et un modèle de colimaçon Helix Pomatia, datant de 1882, évalué à 3 000 euros ». Mais l’un des objets phares de cette vente a tout de même été retiré pour ne pas choquer les plus sensibles et parce qu’il s’agissait du seul lot comportant des morceaux de corps humain, ces derniers étant interdit à la vente. Il s’agissait d’une magnifique céroplastique sur crâne.
Comme l’a précisé le commissaire-priseur en charge de la vente, Christophe Joron-Derem : « La cire est montée sur une base ostéo-ligamentaire humaine réelle. Le commerce de parties humaines est interdit. La CVV (Conseil des ventes volontaires) a eu peur que des gens soient choqués, nous avons donc accepté de retirer de la vente ce lot. Pour autant, nous le regrettons car ce crâne a à la fois un intérêt artistique et scientifique. »
Parmi les autres lots, il était possible d’admirer un moulage de langue, un corps humain articulé, un museau de cheval ou encore une calotte de crâne de gorille femelle. À savoir que les travaux manuels du médecin étaient utilisés par des étudiants en médecine et en sciences de l’époque.